Dedans dehors (par S1mio-mustyk et Sous-Lieutenand’ès Pontif)

Dehors des hordes de zombis m’attendent. Ils me regardent vaguement quand je presse le pas. Avec leurs sourires polis et leurs airs bien gentils, Qu’ils m’effraient ! Si lisses si lisses, ils sentent bien en moi que je suis une brebis égarée, que mon cerveau pue la sueur d’avoir trop tourné au-dedans tant et si bien que je maigris à vue d’œil, jusqu’à devenir évanescent je me décompose. Mais eux, non, ils tiennent, à défaut d’être droits, fermement refermés bien tenus par leurs habits quand je suis vêtu comme un affamé,

Une langue indétectable

Bonjour,

Cette nuit il m’est
arrivé un phénomène qui ne s’était pas reproduit depuis 1995 :
j’ai parlé dans mon sommeil dans une langue qui n’est pas la mienne
et dont les personnes qui m’entendent la qualifiraient de « langue
ancienne indétectable ».

Autant à l’époque
je ne me souviens pas de ce dont je rêvais pendant ses moments (ça
s’est produit plusieurs fois sur un laps de temps en 1995) mais cette
nuit je me rappelle que je rêvais que je me trouvais face à un
démon et que je récitais lentement et avec toute ma foi le « Notre
Père »(prière chrétienne) pour le faire fuir mais lui moqueur
qui me montrait que ça ne lui faisait rien.

Samedi 19, on sera au Biplan de Lille dès 19h

On s’est fait plein de nouveaux copains ! On voudrait vous les présenter ! On évolue dans une bulle rose emplie de liquide céphalo-rachidien et d’amour très sensible ! Mais comme on oublie pas que la poésie c’est un truc de badass / thug / dépressif ou tous les trois d’un coup, on a décidé qu’on allait vous montrer aussi notre côté rebelle, et c’est pour ça qu’on a mis une croix au-dessus d’un p’tit chat. Ça vous plaît ?

La fille d’automne

(on l’appelle la fille d’automne) elle aime du bout de ses lèvres arrachées (qu’elle étale) avec quelque langueur certaine (le sang de ses plaies) sur les lèvres de celle qu’elle a aimée (un soir) de lune pleine comme une outre (à vomir sa boule de nerfs au ventre) langue contre langue
ivresse contre joie des profondeurs (elle voudrait s’enfoncer) au fond de sa gorge (adopter sa voix) saisir son regard (sentir ses poils se dresser sur les bras) s’étourdir des feuilles mortes (qui virevoltent autour d’elles) elle s’éveille au son libre des corps (en union) le bruissement des feuilles
le bruissement d’ailes des bêtes à bon dieu (qui flottent en nuées d’espérance) craquements d’insectes au sol (et pourritures en devenir) décor mouvant (bruyant) de leurs amours charnelles (au son lointain des tamtams) elles s’offrent au regard émerveillé du curieux animal
(l’homme en prélude) qui les regarde de loin (dissimulé sous) (des lambeaux de peaux tannées) au son lointain des tamtams (elles tirent à lui tout sentiment de proximité) à l’horreur d’une nudité soudaine (dépouillant la crispation soudaine de l’instant) ils se rencontrent
sous la lune (gonflée de leurs ébats) la nuit s’étire (se prolonge) entre ses cuisses offertes à la nuit (comme un rayon de soleil) où s’enfonce et s’engouffre (l’homme nouveau) couvert d’insectes (de bêtes à bon dieu) grouillant sur sa peau nouvelle (au son lointain des tamtams)
initiation tardive (des corps mourant) la beauté (des plaies et des sutures) suintantes beautés sous la lune pleine (dégoulinante de stupres et des visages blessés) de l’éclat d’un orage (au son des tamtams) s’enterrent les vieilles persécutions d’hier (d’aujourd’hui)
sorcière lascive des souvenirs (en éveil,