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Dehors

Limon

Abaissement du mou blanc ventre expiration.
Un écœurant amour me vient
C’est en moi de moi­-même
Et je progresse en moi cet écœurant amour
Me suit partout collé.
Sous mes baskets du genre chères un peu comme mon
ombre
Est accolé moi­-même
Ou moi je ne sais plus
Je ne sais plus très bien
Si je suis dans moi-­même
Ou si je suis dehors,
Et je m’en fous
J’en ai plus rien à foutre,
J’avance en moi­
Une lampe genre néon rouge
Et dessus mets,
Se meut dessus alors
Lettres mots lettres dessus, et
Dessus je mets moi que j’existe et je mets moi je t’aime
Moi je t’aime moi moi
Auto­-réclame en moi que moi-­même j’existe
Et que je tends mes yeux
Chargés d’amour vers toi.
Dessous mes yeux que tend vers toi
Mon amour de moi­-même que j’aime en toi
Me suis dessous mes basques, petit emmerdeur
Et de même à mesure
Que je m’en vais vers toi
Avance dans moi-­même
Ce petit emmerdeur.
Je ne traverse pas, rien
Je ne traverse rien, pas
Surtout pas le monde
Et le monde est mou comme,
Ventre blanc, gras, mou comme
Si on disait : monde est gras mou, comme
Si on disait : soleil cou machin chose,
Une lampe genre néon rouge
Et dessus mets,
Se meut dessus alors
Lettres mots lettres dessus, et
Dessus je mets moi que j’existe et je mets moi je t’aime
Moi je t’aime moi moi
Auto­-réclame en moi que moi­-même j’existe
Et que je tends mes yeux
Chargés d’amour vers toi.
Dessous mes yeux que tend vers toi
Mon amour de moi­-même que j’aime en toi
Me suis dessous mes basques, petit emmerdeur
Et de même à mesure
Que je m’en vais vers toi
Avance dans moi­-même
Ce petit emmerdeur.
Je ne traverse pas, rien
Je ne traverse rien, pas
Surtout pas le monde
Et le monde est mou comme,
Ventre blanc, gras, mou comme
Si on disait : monde est gras mou, comme
Si on disait : soleil cou machin chose,
Me souviens pas non plus
Et j’en ai rien à foutre.
Je me souviens de rien.
De rien, je me souviens jamais
Rien mais de fait
Y’a pas mort d’homme
Y’a pas monde
Y’a surtout pas de monde
Et pas non plus
Moi dans le monde,
Il n’y a pas.
Dessous mes yeux que tend vers toi
Comme réclame un peu
Se glisse petit emmerdeur
Saloperie de petit emmerdeur
Moi sale et mou gras vieux
Moi salace et cynique
Et moi mort, moi déjà mort,
Moi qui m’admire dans tes yeux
Moi qui suçote ma musique
Et ta musique et ma musique,
Dessous mes yeux que tend vers toi
Y’a pas y’a rien qui bouge, et même
À ce moment-­là
Quand ça roule dans ma tête
Et quand on roule dans nous deux
Y’a pas y’a rien qui
Bouge
Y’a pas monde, conneries,
Que des limons de monde,
Je te lèche les yeux.