Il y a de l’amour partout.

Il y a de l’amour partout.
Quand je me brosse les dents l’amour est dans la mousse
L’amour se mélange à la mousse et à la brosse à dent
L’amour se met dans mes caries naissantes
L’amour est collé dans le reliquat des bouffes entre mes molaires.
Je crache l’amour dans le lavabo et je me gargarise et dans le verre à dents
L’amour coule avec l’eau qui coule de mon robinet
L’amour va jusqu’au fond de mon verre à dents
L’amour a commencé à foutre en l’air
Cette plaque calcaire à coller au joint du mousseur
L’amour s’écoule un peu par la tirette
L’amour inonde tout le joint d’embase.

Dessin poème

dessin poème
 
(à nous de dire) nous n’avons peut-être peu (ou plus rien d’autre d’où peut-être) à nous dire (dire quelque chose) (il nous manque) (quelque chose à été manquée) quelque chose se manque d’elle-même (tu me manques répète-t-elle)
de leur étreinte pour un temps (un temps peut-être) (un temps seulement) contient la beauté d’une mort en train de naître
(l’air de rien) (l’un à l’autre) dans le plus profond silence (aucun bruit ne sourd) la chose a été perdue (son enveloppe) qu’il rapièce (les lambeaux de chair en excès qu’elle lui prête) elle se manifeste
(c’est un don) une espèce d’abandon (ils s’aimaient dans le plus profond silence) n’était le bruit de la peau que pénétrait l’angoisse (ils s’aimaient tous les deux) absolument (dans le plus profond silence)

sursaut de l’enfance

Dessin bonhomme visage jaune sur fond bleu
 
d’un calcul au sursaut de l’enfance (toujours ce même sort qui circule) entre les murs de l’enfance (visage floué) n’est qu’une tendance à l’écrasement des craies grasses (je reconnais ton effacement) tu t’es toujours effacé (à travers les murs) l’épuisement d’un corps tendu vers nous (toujours cette même mort qui s’enfle et se refuse à crever)
tes cendres desquelles on te ravive (comme une invitation à revenir) venir hanter le mort que nous habitons presque malgré nous (ton souffle désespéré) tes illusions gâchées par cette forme d’empreinte humiliée de toi (tu voulais t’arracher le cœur) don infini d’amour ton cœur nous continue de battre (malgré la mort) (c’est un moindre mal) ta présence sur laquelle fermer les yeux (tu me serres la main comme pour la broyer) dans l’inexistence de mon être
en train de te dire (toi qui n’es comme plus) ou comme de trop (toi qui excèdes l’impensable de tes plaies) tu dissimules ton nom (dont je connais la consonance) tu viens d’ailleurs et je ne saurais dire (d’où comment) maintenant tu reviens vers ce que je crois être morceau de moi (je ne saurais dire qui) (quoi) je ne saurais dire pourquoi (maintenant tu es là)

Interview Dinosaure d’Edouard Monnerot-Dumain

icon de dinosaure drôle
On est pas des experts en dino. Du coup, pour la revue de poésie dinosaure (dispo ici :  revue dinosaure) on a fait appel à des durs à cuire du fossile, des maestro du stégosaure, des cracks de théropodes, des muses du Jurassique, des fous de la dino volant, on a demandé aux administrateurs de la page des dinosaures jusqu’aux temps modernes de nous éclairer sur tout ça.
 
Avec la savante participation de Diguet Marion, To Stanis et Edouard Monnerot-Dumain.