Et les poètes ne sont plus en rages

Les gens filent des métaphores
Les gens et moi aussi j’enfile des métaphores
Les j’en fais de ma vie un grand collier de perles
Les ma vie successions de perles, pertes, perles, pertes, perles j’enfile.

Filles de putes
Fils de putes
Filles de bâtards
Fils de bâtards,
Engeance issue de conformistes
Ne jettera dans creux des villes
Que smileys pour mollards
Que gifs animé pour vices
Et les mots
Pour dire la colère manquent
Et les mots
Pour dire la colère
Stigmatisent des communautés
Et les mots
Pour dire la colère
Ne sont plus de bon ton dans les milieux anars
À la place on n’invente
Rien pour l’instant à ma connaissance.

Écris ton nom.

Quand les masures à se courber
Comme vieilles personnes emplies avec
Replets, pleins air d’obscénité te jetteront
Yeux électriques avec
Éclairs très jaunes dans le sang des yeux
Qui partent de leurs yeux
Jusqu’à
Ton front,
Écris ton nom.
Quand toutes les jointures, plaques,
Toutes à l’ineptie
De camoufler et lier les mondes où s’engouffrent
Comme en un lac tous ceux des autres emmêlés
Ne tiendront plus les cris
Ne tiendront plus les mains
Ne tiendront plus les affections et les menaces et les chants des monstres
Par-dessus ceux des autres
Mets le tien.