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Les POèmes

sursaut de l’enfance

Dessin bonhomme visage jaune sur fond bleu

 

d’un calcul au sursaut de l’enfance (toujours ce même sort qui circule) entre les murs de l’enfance (visage floué) n’est qu’une tendance à l’écrasement des craies grasses (je reconnais ton effacement) tu t’es toujours effacé (à travers les murs) l’épuisement d’un corps tendu vers nous (toujours cette même mort qui s’enfle et se refuse à crever)

tes cendres desquelles on te ravive (comme une invitation à revenir) venir hanter le mort que nous habitons presque malgré nous (ton souffle désespéré) tes illusions gâchées par cette forme d’empreinte humiliée de toi (tu voulais t’arracher le cœur) don infini d’amour ton cœur nous continue de battre (malgré la mort) (c’est un moindre mal) ta présence sur laquelle fermer les yeux (tu me serres la main comme pour la broyer) dans l’inexistence de mon être

en train de te dire (toi qui n’es comme plus) ou comme de trop (toi qui excèdes l’impensable de tes plaies) tu dissimules ton nom (dont je connais la consonance) tu viens d’ailleurs et je ne saurais dire (d’où comment) maintenant tu reviens vers ce que je crois être morceau de moi (je ne saurais dire qui) (quoi) je ne saurais dire pourquoi (maintenant tu es là)